Quels sont les facteurs de résilience d’une zone à haute biodiversité ? C’est la question au cœur du travail de l’ONG Biodivearth… Pour y répondre, elle étudie cinq sites pilotes en Europe, dont le Cap Roux.
Ce cantonnement de pêche du Cap Roux a été créé en 2003, à l’initiative des pêcheurs artisans de Saint-Raphaël. C’est un moyen de gestion efficace à la préservation de la biodiversité marine et à la gestion durable des ressources halieutiques.
Plusieurs acteurs autour de la table
La semaine dernière, Biodivearth a réuni les acteurs impliqués dans le suivi et la protection du site. Son objectif ? Renforcer le dialogue pour consolider la dynamique engagée autour de la gestion du cantonnement.
Étaient présents : les prud’hommes de Saint-Raphaël, à l’initiative de la création de la zone de non-pêche ; l’observatoire marin de l’Agglomération Estérel Côte d’Azur, qui assure la signalisation (panneaux et bouées) et recrute la garde régionale marine ; un scientifique de l’Université Côté d’Azur ; la brigade maritime de la police municipale ; Rimicaris, une association de sensibilisation et de surveillance de la côte et Planète mer, partenaire de la prud’homie de Saint-Raphaël.
Des résultats encourageants
Les acteurs notent que les efforts de sensibilisation, les opérations de police et la pose de panneaux signalant l’interdiction de pêche sont efficaces. En effet, les infractions de pêche relevées sont de moins en moins nombreuses.
Et maintenant ?
Cette rencontre a permis à chacun de partager son point de vue et ses actions, et de poser les bases d’une coordination renforcée. Le défi des prochaines années sera de poursuivre la sensibilisation et la surveillance, en particulier sur la bande côtière, où le braconnage reste plus difficile à maitriser.