À première vue, le corail ressemble à une plante ou à un simple rocher. Pourtant, c’est bien un animal. En réalité, un corail est une colonie de milliers de petits animaux appelés polypes. Chacun d’entre eux fabrique son propre squelette calcaire, et tous ensemble ils forment le récif corallien¹.
Comme tous les animaux, les polypes doivent se nourrir. La nuit, ils déploient leurs tentacules pour capturer du plancton. Cependant, cette chasse ne leur apporte qu’environ 30 % de l’énergie dont ils ont besoin².
Pour compléter, les coraux bénéficient d’un allié indispensable : des micro-algues appelées zooxanthelles, qui vivent dans leurs tissus¹. Cette association étroite s’appelle une symbiose. Elle permet à deux organismes différents de tirer un bénéfice mutuel de leur collaboration³.
Grâce à la lumière du soleil, les zooxanthelles réalisent la photosynthèse⁴. Elles utilisent les nutriments présents dans l’eau pour produire des sucres et de l’oxygène, essentiels à la survie du corail. En retour, le corail leur offre un abri sûr et lumineux³. Cette coopération peut fournir jusqu’à 90% des besoins énergétiques du corail, favorisant leur croissance et la production de carbonate de calcium indispensable pour construire leur squelette³,⁵.
Au fil du temps, les squelettes calcaires s’accumulent et forment les récifs coralliens : de véritables réservoirs de biodiversité. Pourtant, ces structures se développent très lentement : les coraux ne grandissent que de 2mm à 2 cm par an⁶. Ainsi, les grands récifs mettent des siècles, voire des millénaires, à se former⁶.
Aujourd’hui, des programmes comme Yaf Keru protègent et restaurent les récifs coralliens, un écosystème vital pour de nombreuses espèces marines.
Bibliographie :
- Roeland M.H. Merks, Alfons G. Hoekstra, Jaap A. Kaandorp, Peter M.A. Sloot. (2004). Polyp oriented modelling of coral growth, Journal of Theoretical Biology. Volume 228, Issue, Pages 559-576, ISSN 0022-5193. https://doi.org/10.1016/j.jtbi.2004.02.020
- LEWIS, J.B. (1977). Processes of organic production on coral reefs. Biological Reviews. 52: 305-347. https://doi.org/10.1111/j.1469-185X.1977.tb00836.x
- Muscatine, L., and Porter, J.W. (1977). Reef Corals: Mutualistic Symbioses Adapted to Nutrient-Poor Environments. Bioscience 27, 454–460
- Bil’, K.Y., Kolmakov, P.V., and Muscatine, L. (1992). Chapter 13: Photosynthetic products of zooxanthellae of the reef-building corals Stylophora pistillata and Seriatopora caliendrum from different depths of the Seychelles Islands, Atoll Res. Bull., no. 377, pp. 1–8. DOI: 10.5479/si.00775630.377.1
- Kleiner, C. Wentrup, C. Lott, H. Teeling, S. Wetzel, J. Young, Y. Chang, M. Shah, N.C. VerBerkmoes, J. Zarzycki, G. Fuchs, S. Markert, K. Hempel, B. Voigt, D. Becher, M. Liebeke, M. Lalk, D. Albrecht, M. Hecker & N. Dubilier. (2012). Metaproteomics of a gutless marine worm and its symbiotic microbial community reveal unusual pathways for carbon and energy use, Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 109 (19) E1173 E1182. https://doi.org/10.1073/pnas.1121198109
- Buddemeier, R.W., & Kinzie, R.A. (1976). “Coral Growth.” Oceanography and Marine Biology Annual Review, 14, 183-225.https://www.researchgate.net/publication/284099855_Coral_growth